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Margaretha Maria Alacoque

Margaretha Maria Alacoque

Margaretha Maria Alacoque. 1647 – 1690.

Religieuse au monastère français de Paray-le-Monial. Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690) était une religieuse française qui aurait reçu des révélations particulières de Jésus. Elle est vénérée comme l’Apôtre du Sacré-Cœur.

Marguerite-Marie Alacoque est née le 22 juillet 1647 à Verosvres, un village de Bourgogne, sur le domaine familial de L’Hautecour (à environ six heures de Paris), situé dans le diocèse d’Autun. Elle était la fille d’un magistrat. Lorsque son père mourut alors qu’elle avait huit ans, elle fut envoyée chez les Clarisses de Charolles, où elle reçut son éducation.
Marguerite n’était pas comme la plupart des enfants. Elle préférait prier Jésus en silence dans son église paroissiale plutôt que jouer avec les enfants de son âge. Le Très Saint Sacrement exerçait sur elle une attraction particulière.
À l’âge de vingt-quatre ans, elle entra au monastère de l’Ordre de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie (les Visitandines) à Paray-le-Monial, en Bourgogne. Elle y mena une vie de prière et de profonde dévotion.

Selon ses propres récits, le Christ lui apparut à plusieurs reprises entre 1673 et 1675 dans le monastère de Paray-le-Monial, en France. Pendant la prière, dans la chapelle, devant le Très Saint Sacrement exposé, Jésus lui montra son Cœur.

La première grande vision eut lieu le 27 décembre 1673. Marguerite-Marie raconte comment le Christ l’invita à s’approcher davantage de Lui. Elle parla plus tard d’une profonde expérience d’amour et de confiance. Jésus lui aurait dit : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes qu’Il ne peut plus contenir en Lui-même les flammes de cet amour. »
C’est ici que commence véritablement le cœur de la dévotion au Sacré-Cœur : non pas la peur, non pas le châtiment, mais un amour qui désire se donner.

Une autre vision eut lieu en juin 1675, durant l’octave de la Fête-Dieu. C’est de cette vision que proviennent ces célèbres paroles : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes… » Dans cette vision, le Christ lui montra son Cœur :

• entouré de flammes (l’amour ardent),
• ceint d’une couronne d’épines (la douleur du rejet),
• surmonté d’une croix (le sacrifice).

Sacré-Cœur

Et vient ensuite cette suite bouleversante : « …et en retour de cet amour, Je ne reçois de beaucoup que l’ingratitude, l’indifférence et le manque de respect. » Que demanda le Christ selon son témoignage ? Rien de compliqué. Selon Marguerite-Marie, Il demanda : davantage d’amour, d’adoration et du temps passé avec Lui. Une réparation pour les moments où l’amour est rejeté ou oublié. Une fête particulière en l’honneur de Son Cœur.
Ce qui Le peinait surtout, selon elle, n’était pas l’incroyance de ceux qui ne Le connaissaient pas. Mais précisément : l’indifférence de ceux qui Le connaissaient. Ce qui touche le cœur n’est pas : « Pourquoi les hommes ne M’aiment-ils pas ? » mais : « J’ai donné tant d’amour, et j’ai reçu si peu d’amour en retour. »

Une phrase souvent associée à ces visions est :
« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui, en retour, ne reçoit que de l’ingratitude. »

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’Il n’a rien épargné, allant jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner Son amour. Et en retour de cet amour, Je ne reçois de la plupart que l’ingratitude, l’indifférence, le manque de respect et la froideur. »

Remarquons ce qui n’est pas dit.
Il n’est pas écrit :
• « Je suis en colère parce que les hommes ne M’obéissent pas. »
• « Je les punis parce qu’ils commettent des fautes. »
• « Je Me détourne d’eux. »
Non. La douleur réside précisément dans un amour qui demeure sans réponse. Car lorsqu’une personne que vous ne connaissez pas vous rejette, cela fait moins mal que lorsque quelqu’un que vous aimez devient indifférent.
C’est également ce que l’on retrouve dans l’Évangile. Jésus semble faire preuve d’une grande patience envers les publicains, les pécheurs et les chercheurs de vérité. Mais ce qui Le touche véritablement, c’est : la dureté du cœur, l’hypocrisie et les personnes qui connaissent tout le langage religieux sans aimer davantage.
Ainsi, le Sacré-Cœur ne parle finalement pas de : « Vous devez faire davantage d’efforts. » Mais plutôt de : « Ne laissez pas votre cœur devenir froid. »

Selon son témoignage, le Christ demanda également une heure d’adoration en réparation de l’indifférence qu’Il éprouvait. Cette pratique sera plus tard appelée l’Heure Sainte.
L’heure de la nuit entre le jeudi et le vendredi renvoie au Jardin des Oliviers, à la solitude du Christ et à Sa question adressée aux disciples : « Ainsi, vous n’avez pas pu veiller une heure avec Moi ? »
(Matthieu 26,40) Ce que Jésus demande réellement, c’est : « Restez avec Moi. »
Elle confia ces expériences à son directeur spirituel, le jésuite Claude La Colombière (1641–1682). Tant Marguerite-Marie que Claude La Colombière consignèrent ces événements par écrit.

Parce que ses visions étaient indissociablement liées à l’adoration du Très Saint Sacrement. Pour elle, le Sacré-Cœur et l’Eucharistie n’étaient pas deux réalités distinctes. Le Cœur qui a tant aimé l’humanité demeure présent dans l’Eucharistie et invite à répondre par l’amour, la fidélité et la vigilance.
C’est pourquoi elle est généralement représentée avec Jésus montrant Son Sacré-Cœur, mais aussi avec un ostensoir ou agenouillée devant le Saint Sacrement. C’est devant le Très Saint Sacrement exposé qu’elle reçut ses visions, étroitement liées à l’Eucharistie, où Jésus adresse à chacun cette invitation : « Reste avec Moi. »

Sœur Marguerite-Marie mourut à Paray-le-Monial le 17 octobre 1690, à l’âge de seulement quarante-trois ans. Ce n’est que 166 ans plus tard que le pape Pie IX institua la fête du Sacré-Cœur pour l’Église universelle. Le pape Benoît XV la canonisa en 1920. Son corps est conservé et vénéré dans la chapelle du monastère des Visitandines à Paray-le-Monial. Aujourd’hui encore, de nombreux pèlerins du monde entier viennent se recueillir sur sa tombe. Sa mémoire est célébrée le 16 octobre dans le calendrier liturgique romain.

Margaretha Maria Alacoque tombe

Sa vie nous rappelle que la fidélité est plus importante que la reconnaissance immédiate. Tout ce qui a de la valeur ne porte pas forcément du fruit au cours de notre propre vie.


✝️ Fête-Dieu → Il demeure parmi nous.

❤️ Sacré-Cœur → Pourquoi Il désire demeurer parmi nous.




👈🏻 Voici la châsse de sainte Marguerite-Marie Alacoque dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial, en France..
Voici la châsse de sainte Marguerite-Marie Alacoque dans la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial, en France.
L'inscription figurant sur l'arc est : « JE CONSTITUE HÉRITIÈRE DE MON CŒUR » (« Je fais d'elle l'héritière de Mon Cœur. »)

Note du custos :

La valeur ne réside pas dans la question : « Est-ce que tout le monde me voit ? » La valeur ne réside pas dans les applaudissements… La valeur réside dans le fait de : rester fidèle.
Jésus, avec Son amour infini, inconditionnel et éternel, est là pour tous, même pour le plus grand des pécheurs. Ne méprise pas le pécheur en te croyant meilleur parce que tu pèches moins que lui. Tu n’es pas meilleur parce que tu commets moins d’erreurs qu’un autre. C’est précisément là que réside le danger de l’orgueil spirituel : se croire supérieur aux autres.
As-tu souffert ? As-tu été victime d’une injustice ? Choisiras-tu le rôle de victime ou choisiras-tu d’apprendre ? Restes-tu prisonnier de ta douleur, ou oses-tu grandir ? Transmets-tu la douleur et l’injustice aux autres, ou décides-tu qu’elles s’arrêtent avec toi ?
Es-tu tombé cent fois 👉🏻 relève-toi cent une fois. Retourne cent une fois vers le Seigneur. Car Il dit TOUJOURS :

REVIENS – MON CŒUR T’EST TOUJOURS OUVERT