Il est bon pour moi que Vous m’ayez humilié / éprouvé, afin que j’apprenne Vos témoignages.
Un psaume templier par excellence.
C’est implacable. Du pur chevalier-moine. Ce n’est pas un psaume célébrant un sommet héroïque, mais un psaume de règle, d’ordre, de discipline et de fidélité.
Pour un Templier, l’épreuve n’est pas un revers, mais un enseignement.
Non pas : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? » — non pas pour souffrir.
Mais : « Que m’enseigne cette épreuve dans l’obéissance ? » — afin d’apprendre : comment puis-je mieux servir ?
Ce verset correspond parfaitement à :
Bonum mihi lex oris tui, super millia auri et argenti.
La loi de Votre bouche a pour moi plus de valeur que des milliers de pièces d’or et d’argent.
Manus tuae fecerunt me, et plasmaverunt me: da mihi intellectum, et discam mandata tua.
Vos mains m’ont créé et façonné ; donnez-moi l’intelligence, afin que j’apprenne Vos commandements.
Qui timent te videbunt me, et laetabuntur: quia in verba tua supersperavi.
Ceux qui Vous révèrent me verront et se réjouiront, parce que j’ai placé mon espérance dans Votre parole.
Cognovi, Domine, quia aequitas judicia tua: et in veritate tua humiliasti me.
Je sais, Seigneur, que Vos jugements sont justes et que, dans Votre fidélité, Vous m’avez éprouvé.
Fiat misericordia tua ut consoletur me, secundum eloquium tuum servo tuo.
Que Votre miséricorde me console, conformément à Votre parole adressée à Votre serviteur.
Veniant mihi miserationes tuae, et vivam: quia lex tua meditatio mea est.
Que Votre compassion vienne sur moi, afin que je vive, car Votre loi est l’objet de ma méditation.
Qui timent te videbunt me, et laetabuntur: quia in verba tua supersperavi. Ceux qui Vous révèrent me verront et se réjouiront, parce que j’ai placé mon espérance dans Votre parole.
Par « ceux qui Vous révèrent », on ne désigne pas des personnes qui ont peur de Dieu. Il s’agit de personnes qui révèrent Dieu, Lui font confiance et Le prennent au sérieux — des croyants qui essaient de vivre selon Sa parole.
Il est dit ici :
Lorsque d’autres croyants verront que, malgré mon épreuve, j’ai continué à placer ma confiance dans la parole de Dieu, ils y puiseront du courage et de la joie.
Non pas : ils se réjouiront parce qu’ils m’admirent.
Mais : ils se réjouiront parce qu’ils verront en moi que la confiance en Dieu n’est pas vaine.
Sa constance devient ainsi un témoignage pour les autres. Ils voient quelqu’un qui a traversé l’humiliation ou l’épreuve, mais qui n’est pas devenu amer et qui n’a pas abandonné sa foi.
Leur propre confiance s’en trouve alors également fortifiée : « Regardez — il a continué à espérer. Dieu ne l’a pas abandonné. Alors peut-être pourrai-je, moi aussi, persévérer. »
Pour un Templier, cela convient véritablement et magnifiquement :
votre foi et votre fidélité ne vous appartiennent pas exclusivement ;
la manière dont vous portez votre épreuve influence vos frères ;
la constance donne du courage aux autres ;
celui qui continue à faire confiance peut devenir un exemple sans prononcer un seul mot.
En termes très simples : les personnes qui aiment Dieu se réjouiront lorsqu’elles verront que j’ai continué à Lui faire confiance.
De manière très concise : ma persévérance devient une espérance pour autrui.
Voilà le sens de cette phrase. Il ne s’agit pas de glorification personnelle, mais de fraternité : en restant vous-même fidèle, vous aidez également une autre personne à rester fidèle.